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Résumé :
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Les gestes qui alimentent le rapport au monde et colorent la présence ne relèvent ni d’une physiologie pure et simple ni d’une seule psychologie, l’une et l’autre s’enchevêtrent dans une symbolique corporelle qui leur donne sens, et se nourrissent d’une culture affective toujours reformulée à la première personne. D’une société humaine à une autre, les hommes ressentent les événements de leur existence à travers des répertoires culturels différenciés. Ils voient, entendent, goûtent le monde de manière différente selon leur appartenance sociale et culturelle. L’enfant doit apprendre le monde pour en jouir. Pour la condition humaine, il n’y a pas d’autres moyens que d’éprouver le monde, d’être traversé et changé par lui, avec une conscience plus ou moins vive. Le corps est mêlé au monde et l’individu ne prend conscience de lui qu’à travers le sentir.
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