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Résumé :
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Dans cet article, nous proposons d’examiner les processus qui mènent à la catégorisation de certaines femmes comme « africaines » en maternité, tout particulièrement pour la période de suites de couches. Des données empiriques ont été collectées dans plusieurs maternités franciliennes, dont nous ne considérerons ici que le versant qualitatif : entretiens avec les soignants, observation participante dans des services, entretiens avec des usagères. Nous montrerons combien cette catégorisation, et ce à quoi elle renvoie chez les soignants en termes de compétences particulières de ces femmes, permet l’émergence d’une figure sociale de la mère « africaine » qui a des impacts sur leurs trajectoires de soins et sur les marges de négociations qui leur sont concédées. Un parallèle avec l’ordre social inégalitaire en France est proposé. Nos résultats rejoignent ceux des études récentes, et encore peu nombreuses, concernant l’impact des critères « ethno-racialisants » dans la production des inégalités sociales en santé que ce soit en termes d’accès aux soins et aux services de santé ou en termes de prise en charge dans le continuum des soins.
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